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Enfin de l’eau à Débi et Tamindaou Zanfarawa
Jusqu’à cette année, les habitants des villages de Débi et Tamindaou Zanfarawa, dans la commune rurale de Kornaka, passaient des heures à aller chercher de l’eau dans les villages voisins. Les femmes peinaient à cette dure tâche, les enfants avaient honte d’aller sales à l’école, le bétail manquait d’eau pour s’abreuver…
L’intervention d’Eau Vive avec le soutien financier de l’Association CDC Tiers-Monde et de l’Union européenne, a radicalement changé la situation avec la réalisation d’un projet d’accès à l’eau potable dans ces 2 villages.

Durant l’année 2009, celui-ci a permis la construction de 2 puits avec aménagements de surface pour améliorer l’accès à l’eau potable. Il a aussi incité les villageois à se structurer pour assurer la gestion du service de l’eau avec la mise en place et la formation de 2 comités de gestion de points d’eau, et enfin, il a amélioré l’hygiène et la santé dans les villages à travers la sensibilisation des populations aux questions sanitaires.
Aujourd’hui, satisfaits de disposer enfin d’une eau de qualité, les habitants de Débi et Tamindaou Zanfarawa témoignent :
«… Les jarres sont toujours pleines d’eau. J’en ai toujours en moyenne 5, de 100 litres chacune, en réserve dans ma concession. Nos femmes gagnent près de 5 heures de temps par jour, elles sont moins nerveuses, parce que dans le temps, fatiguées par la corvée d’eau, elles vociféraient en nous répondant mal… avec l’arrivée de l’eau, la vie a bien changé !… » Le chef du village de Débi.
«…Regarde, Monsieur, je rajeuni. J’avais une sorte de calvitie au milieu de ma tête. Les cheveux ne poussaient pas sous le poids de la jarre d’eau que je transportais sur 5 km. Ce trajet, je le parcourais pendant 4 h par jour. Regarde aujourd’hui, je n’ai plus ce trou au milieu de ma tête. Mes cheveux repoussent comme par miracle et mon mari sourit quand j’enlève mon foulard. » Zara, une mère de famille de Tamindaou Zanfarawa.




